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Le SACD en quelques idées simples
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Le SACD en quelques idées simples

L’année 2003 a été marquée par un engagement de plus en plus affirmé de la part des éditeurs en faveur du Super Audio CD. Des regards de plus en plus nombreux, dont ceux là même qui prédisaient ou oeuvraient en faveur de la mort de ce nouveau standard, se tournent à présent vers le SACD.

Le fait important de l’année 2003 est que les labels indépendants Channel Classics, Telarc et PentaTone en tête, pionniers de la technologie, ont été rejoints par Universal, le leader du marché et par le plus grand indépendant français, Harmonia Mundi, ce qui a eu pour effet de démultiplier l’offre.

Fruit de la recherche conjointe des équipes de Sony et de Philips, les inventeurs du disque compact il y a plus de vingt ans, le SACD a l’apparence et les dimensions du CD. Les enregistrements pour ce support sont réalisés selon une nouvelle norme, dite DSD (pour Direct Stream Digital), qui représente une évolution par rapport au système PCM (Pulse Code Modulation) utilisé pour le CD. Le système DSD permet de définir le son à l’aide de quatre fois plus de données (2.800.000 informations par seconde au lieu de 705.600). Ces données supplémentaires permettent d’accroître notamment la finesse de la spatialisation et le mordant des attaques. Le SACD permet aussi de loger sur 12 cm de diamètre un son spatialisé, ou multicanal, sur six voies (le fameux standard 5.1, familier aux amateurs de cinéma maison).

Pour écouter un SACD il faut un appareil spécifique pour la bonne et simple raison que le rayon laser qui lit les informations sonores opère à une longueur d’onde (650 nanomètres) différente de celle du laser utilisé pour les CD (780 nanomètres).

L’industrie a le choix de fabriquer des SACD «purs», qui ne peuvent être lus que par ces lecteurs spécifiques, ou des SACD dits «hybrides». Ces derniers comportent deux couches: l’une lisible en qualité CD par un lecteur CD, l’autre lisible avec une qualité améliorée sur les appareils SACD, ce qui permet de faire paraître des disques sans attendre que le public ait renouvelé son matériel d’écoute.

Le SACD apporte-t-il une réelle plus-value? Pour les éditeurs, s’ils parvenaient à faire renouveler le parc des lecteurs, certainement. En effet, contrairement au CD, le SACD présente un avantage indéniable par les temps qui courent: il n’est pas copiable à l’identique. Pour le grand public, le besoin d’un «super CD» ne se fait pas vraiment sentir. Le CD est de qualité largement suffisante pour tout un chacun et il faut écouter en parallèle la version CD et SACD d’un même enregistrement pour constater la différence. Celle-ci est réelle, mais concerne surtout les acheteurs de disques disposant d’une chaîne stéréo performante et les mélomanes et amateurs de cinéma maison désirant expérimenter l’écoute de la musique en multicanal. En effet, il y a de fortes chances que le SACD ne soit pas perçu comme un «CD amélioré», mais comme «le disque multicanal».

Les promoteurs du SACD sont donc amenés à essayer de convaincre le public que le standard multicanal 5.1, créé pour répondre aux besoins des films d’action hollywoodiens, est également favorable à l’écoute de la musique enregistrée.

Christophe Huss


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