ClassicsTodayFrance.com - L'actualité CD, SACD & DVD classique
RECHERCHE
L'antre du collectionneur
Les perles d'ailleurs
L'edito de Christophe Huss
Les nouvelles du disque
Musique et technique
Nos annonceurs
Accueil
Cliquez ici pour accéder à notre espace critique dédié au SACD
Le SACD en quelques idées simples
Idées reçues et vrais problèmes du SACD
Les meilleurs titres du catalogue SACD classique

Idées reçues et vrais problèmes du SACD

Afin de bien comprendre ce point de vue, nous vous invitons à lire notre introduction: Le SACD en quelques idées simples

Trois ans d’écoutes des SACD, depuis les débuts de l’aventure de ce nouveau format, m’ont convaincus d’une chose: en augmentant la finesse et la complexité de la technologie, on risque de voir la perception du message artistique parasitée par la non résolution, ou la mauvaise appréhension de problèmes techniques. Ainsi quatre nouveautés essentielles de l’automne 2003, le récital Salieri de Cecilia Bartoli, la 9e Symphonie de Bruckner par Harnoncourt, le SACD Festa de van Nevel et les Cantates de Noël de Bach par Herreweghe, ont été trahies en SACD multicanal.

En effet, s’agissant du SACD multicanal, si une spatialisation subtilement gérée augmente l’agrément de l’audition, une telle technologie amène également les ingénieurs du son à prendre le pas sur les interprètes. Et certains pataugent complètement dans la mise à profit de ces canaux supplémentaires.
Premier risque majeur: la surcharge des sources arrières, qui plonge l’auditeur dans un bain sonore et fait perdre toute rationalité au message musical - par exemple quand un piano est écartelé entre l’avant gauche et l’arrière droit! Second risque, la sollicitation excessive du canal central (celui qui véhicule les dialogues dans les films) peut perturber gravement la cohérence de l’image stéréophonique frontale.

Dans nos critiques notre attention sera portée sur ces paramètres et sur l’idée de cohérence entre le message artistique et l’espace sonore créé. A cela s’ajoutent la finesse des timbres et la clarté de la spatialisation. Comme vous le constatez, l’affaire n’est pas simple.

A tout cela s’ajoute, notamment depuis l’automne 2003, le succès venant - et les rééditions aussi ! - un problème fondamental dans l’identification et la labellisation des sources à l’origine des SACD. Devenant le «disque multicanal», le SACD est en train de devenir le support de tout et n’importe quoi. On oublie un peu que le SACD est avant tout le support d’une nouvelle technologie d’enregistrement, le DSD (pour Direct Stream Digital), qui permet de définir un son à l’aide de quatre fois plus de données que sur le CD normal.

Parmi les rééditions qui commencent à fleurir on trouve quelques véritables horreurs qui en un rien de temps risquent de jeter un discrédit sur la technologie tout entière. Quand une captation a été effectuée en 16 bits/44.1 kHz (la norme CD), le report sur SACD ne peut pas rajouter les informations manquantes et on ne saurait confondre un certain nombre de parutions avec le vrai travail, réalisé par les pionniers de la technologie tels Telarc, Channel ou Bis. L’industrie se doit de trouver au plus vite une labellisation qui réserve notamment le logo DSD aux enregistrements vraiment réalisés avec ce procédé.

Christophe Huss


Search Reviews